« On sent un engouement » : le Festival cinéma du monde a attiré beaucoup de curieux
La directrice générale du Festival cinéma du monde de Sherbrooke, Malika Bajjaje, croit que l’événement, qui met à l’honneur des films à l’international, a attiré plus de curieux que l'an dernier. Il faudra toutefois attendre le dévoilement du bilan officiel, lundi, pour le déclarer avec certitude. Depuis lundi, 80 films provenant de 45 pays ont été diffusés à la Maison du cinéma, mais pas seulement. Des projections ont eu lieu au Théâtre Granada, au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke et au café Baobab, notamment. Malika Bajjaje est la directrice générale du Festival Cinéma du monde de Sherbrooke. Elle a aussi cofondé le rendez-vous culturel. Photo : Radio-Canada / Anik Moulin C’est justement ce qui comble de joie Malika Majjaje : diffuser des films dans des lieux improbables, sans lien avec le cinéma, et rassembler des gens pour les écouter. Elle aime les voir discuter, tous ensemble, des Selon Malika Bajjaje, l’événement a eu d’importantes retombées économiques sur le centre-ville de Sherbrooke. Elle a vu les restaurants pleins de clients toute la semaine. Les organisateurs du Festival cinéma du monde travaillent déjà sur la programmation de l'an prochain, même si c'est un peu nager dans l'inconnu : ils attendent toujours des subventions. La réalisatrice Mari-Lou Béland a remporté le Prix Pierre-Javaux pour son court métrage Marqueur de temps, vendredi, lors de la soirée consacrée aux réalisateurs de l’Estrie. 7 autres créations de courte durée étaient en lice. Son film, qui a également reçu le prix du public présent dans la salle, donne la parole à des aînés des Îles-de-la-Madeleine qui observent depuis plusieurs années, inquiets, l’érosion des berges causée par le vent et la mer. Plusieurs résidents à la retraite ont l'impression d'être en train de perdre leur territoire. Mari-Lou Béland voulait braquer les projecteurs sur leur sentiment d'impuissance et inviter les plus jeunes générations à se mobiliser pour stopper le phénomène. Mari-Lou Béland a gagné le prix du meilleur court métrage de l'Estrie, vendredi. Elle pourra profiter de deux bourses pour réaliser de futurs projets. Photo : Radio-Canada / Delphine Belzile Le court métrage est ponctué d'images saisissantes du paysage en transformation.On sent qu’il y a un dépassement, un engouement que les statistiques vont peut-être confirmer
, a-t-elle expliqué, dimanche après-midi, à quelques heures de la soirée de clôture de la 12e édition. Le film Une part manquante, du réalisateur belge Guillaume Senez, met fin au festival.
perles cinématographiques
qu’ils ont découvertes à l’écran.Ouvrir des espaces d’échanges entre le public, les artisans et l'œuvre, ça, c’est notre fierté
, confie-t-elle. C’est aussi la mission du festival
, fait-elle valoir.Le territoire qui s'effrite

C’est rare qu’on demande à des personnes de 90 ans et plus de parler de l'avenir. Les Îles sont appelées à disparaître. [...] Le devoir de mémoire était là pour moi
, explique-t-elle.
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